EPISODE 23 - L'anniversaire. Part 2

Publié le par Hélène

Nous étions tous deux assis côte à côte sur le lit de son ancienne chambre. Il m'avait attrapé par la main et emmenée là quand il s'était aperçu que je l'avais vue, elle, debout à  ses côtés et que mes yeux avaient commencé à se remplir de larmes.

Je pleurais toujours. Après un temps il me dit :“ je suis désolé, Émilie m'avait dit que tu n'avais pas confirmé et que tu ne viendrais sûrement pas ... je ne savais pas, je te le promets. Si j'avais su ...”

-“Si t'avais su quoi? Tu ne l'aurai pas amenée? ” M’écriais-je! “Comment peux-tu me faire ça? L'amener chez tes parents? Alors qu'on a passé 8 ans ensemble, alors que ça ne fait que seulement 3 mois que tu es avec elle!”
Il baissa la tête. Je n'eus pas l'impression que c'était parce qu'il avait l'impression de se faire gronder comme un enfant mais plutôt qu'il n'osait plus me regarder. Je compris à cet instant que cette histoire avait commencé bien avant notre rupture.

- “Ça fait combien de temps? ”
Il leva la tête et ses yeux étaient maintenant rempli de larmes.
- “Ça fait combien de temps?“ répétai-je en montant le ton.
- ”8 mois“
À ce moment-là je le détestai, il m'avait menti pendant 5 mois. 5 mois pendant lesquels ils jouaient sur les 2 tableaux. 5 mois pendant lesquels ... Je me dirigeai vers la porte et l'ouvris brusquement. Il fallait que je sorte de cette pièce, j'étouffais, j'avais la tête qui tournait.

Caro et Émilie m’attendaient dans le couloir.
En me voyant arriver Émilie m'attrapa le bras et me dit “je suis vraiment désolée, je me suis emmêlé ...”

-“Ben tu peux!” Répondis je violemment en dégageant mon bras.
Je regardai Caro avec les yeux plein de colère et lançai :“ On s'en va!”

Je n'avais cesser de pleurer tout le long du chemin. Caro ne disait rien, elle me tenait seulement la main. En même temps que pouvait elle dire? Elle m avait prévenue et je ne l'avais pas écoutée. Je pensais que ... je pensais quoi? Que j'étais assez forte pour le revoir dans ces conditions, que j'aurais pu faire comme si de rien n'était, comme si j'allais bien. Non je n'allais pas bien et ma tenue on fleek n'y changeait rien. Tout ça n'était que de l'apparence, au fond je n'allais pas bien. Il fallait que je me reprenne.

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